Lundi 9 avril 2012
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La dette de la France c’est envolée depuis l’élection en 2007 de Nicolas Sarkozy, en sachant qu’elle s’est encore accrue de 122 milliards d’euros en 2011. A fin décembre 2011,
la France totalise une dette de 1.717 milliards d’euros, soit 85,8 % du PIB. Un article dans Marianne : Sarkozy le plus cher Président du monde, il coûte deux fois plus qu’Obama et
Merkel !
Jean-Luc Mélenchon a porté le fer contre Nicolas Sarkozy. Le candidat du Front de gauche a commencé par un réquisitoire contre
le bilan du quinquennat. "Cinq années de grossièreté, de vulgarité, d’abaissement de la patrie", "cinq années de souffrance", gronde-t-il depuis son pupitre toulousain. "Je vous demande des
comptes pour le malheur que vous répandez", lance-t-il à Sarkozy en faisant référence à la suppression des postes d’enseignants, aux huit millions de pauvres et de mal logés. Souveraineté
populaire et liberté comme thèmes de son discours, Mélenchon dénonce "la forfaiture du président de la République qui a bafoué la souveraineté du peuple en 2005" en faisant passer un traité
"copie-conforme" du Traité européen.
Emmanuel Chaumery est un chef d'entreprise qui plaide la cause de Jean-Luc Mélenchon, oui vous avez bien lu, et qui en
explique les raisons dans cette tribune, espérant convaincre ses pairs :
« A mes chers amis chefs d’entreprise,
Ce soir, après le discours de Jean-Luc Mélenchon à Toulouse, j’entendais Olivier Mazerolle, sur BFM TV, dire qu’il
avait pu ne pas rassurer les chefs d’entreprise avec les propositions de concernant le pouvoir des salariés dans les entreprises.
Après avoir écrit un article appelant à voter Jean-Luc Mélenchon au premier tout de l’élection présidentielle sur AgoraVox, j’ai à nouveau souhaité prendre la plume pour parler à mes
amis chefs d’entreprise.
En effet, M. Mazerolle présente les propositions du Front de Gauche en termes de gouvernance d’entreprise de manière simplifiée. On pourrait donc croire que ces propositions donnent des pouvoirs
énormes aux employés et relèguent le chef d’entreprise à un rôle de gestionnaire qui peut se faire démettre au moindre putsch. La réalité est bien différente puisque le programme propose
simplement de mettre en place une démocratie d’entreprise qui permettrait à des employés de demander des comptes à un patron qui, par exemple, confondrait la caisse de la société avec la
sienne.
Je crois, pour ma part, que bon nombre de chefs d’entreprises, d’artisans et de professions libérales n’ont aucune raison d’avoir peur que la démocratie soit vivante dans l’entreprise. Dans mon
entreprise, je ne prends pas de décision importante sans en discuter avec mes employés car ça les concerne au moins aussi directement que moi.
Concernant les autres mesures phares du programme de Jean-Luc Mélenchon, il n’y a, là non plus et à mon avis de chef d’entreprise, aucune raison de préparer les valises pour s’enfuir dans un
paradis fiscal. Le Smic à 1 700 € brut représente bien sûr une augmentation de nos charges salariales mais accoudée à d’autres mesures de relance telles que la titularisation des précaires de la
fonction publique ou la régularisation des travailleurs sans papiers qui va générer une augmentation formidable de la sérénité des ménages qui auront dès lors bien moins de difficulté à envisager
l’achat et l’équipement d’une maison, d’une voiture ou l’éducation de nos enfants.
Ces nouveaux salariés, en CDI, rassurés sur l’avenir pourront consommer raisonnablement des produits réindustrialisés en France grâce à une politique favorisant la relocalisation mais aussi nous
protégeant de l’entrée en France de produits low-cost comme le font les Etats-Unis depuis toujours.
La création d’un véritable pôle public de la financiarisation des entreprises nous permettra enfin de pouvoir améliorer notre gestion de la trésorerie et entrevoir la possibilité de lancer des
investissements beaucoup plus simplement.
Enfin, n’oublions pas que tout cela sera boosté par une politique publique d’investissement rendue possible par la renégociation de la dette publique auprès des banques privées et la
réinstauration d’une banque centrale ayant le pouvoir de prêter à l’état et aux collectivités locales à taux nul ou quasi nul.
De fait, je ne vois pas bien d’autre programme qui me permette de penser que mes commerces vont voir défiler des clients à nouveau. C’est donc parce que je pense à moi, à mon entreprise et à ses
employés que je vais voter Jean-Luc Mélenchon.»
A chacun sa conscience et sa responsabilité pour l’avenir de tous, aussi allez voter au premier tour. Bizzzzzzzzzzzzzz à tous
de la ti’te youyou29.
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