INTERVIEW d' Emmanuelle Bourget :
« Même si on traite de questions politiques et sociales, il s’agit avant tout d’un projet artistique,
explique-t-elle, né du ras-le-bol d’être traversée par des discours politiques sans que l’on nous demande notre avis. » Une manière, en somme, de réagir, de donner son opinion en réponse à la
communication politique, « qui ne colle pas à la réalité sociale ».
La Parisienne libérée, ce sont des textes justes et incisifs, résolument engagés, mélanges d’humour, d’impertinence
et de causticité. Ses textes, « c’est un peu la face cachée de la Une », comme l’indique le sous-titre de son blog . « Le Parisien a de temps en temps une manière bien à lui
d’annoncer l’actualité au travers de Unes à la sonorité musicale, presque théâtrale », s’amuse-t-elle. C’est de ces titres parfois « surréalistes » – « Par exemple Les prix sont fous ; comme si
les prix avaient décidé de s’emballer d’eux-mêmes » – que lui viendra l’envie d’en tirer des textes et de les mettre ensuite en chanson. L’artiste s’empare donc, à partir de Unes qui l’ont
marquée ou amusée, des thématiques sociales majeures. L’inflation, l’offre raisonnable d’emploi, l’affaire Coupat (ou les dérives de l’anti-terrorisme), les OGM, le fichier Edwige, la crise… Les
sujets d’inspiration sont légion.
Des extraits, bizzzzzzzzzz à tous de ti'te UU
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Elle se prénomme Victoire Passage, est blonde et a une forte... audace. Elle vient de poster sur plusieurs plateformes vidéo son premier single
à

de leur mariage (1978), de la naissance de leur fille Sophie (1981) ou de leur
installation dans le sud de la France (1991), ils produisent pas moins de 250 planches de BD en commun, dont certaines, récemment, pour le New Yorker. Les voici
compi







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